07 avril 2009

Cargo

     En visitant le blog d'Izys, dont je suis une fidèle, je découvre celui d'Ivan Sigg, voyageur-artiste-écrivain ... inclassable. Ivan et sa famille ont effectué la liaison le Havre - Cotonou à bord d'un cargo, ce qui a donné lieu à un carnet de voyage dont le dernier numéro d'Ulysse nous livre de superbes pages.

Le simple mot de "cargo" me fait rêver, peut être parce que tous ceux que j'ai approchés étaient à quai ... Tous sauf un, celui que j'ai dessiné dans mon carnet de Grèce, et qui a failli éperonner le ferry dans lequel nous nous trouvions :

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Le "Noblesse Panama" croisait entre l'île d'Eubée et le continent ; que transportait-il ? Sur quelle mer, dans quel port se trouve-t-il aujourd'hui ? Questions sans réponse, comme autant d'invitations à la rêverie.

02 avril 2009

Kala Paska !

   A quelques jours de la Semaine Sainte, quelques souvenirs de Grèce, où Pâques et ses préparatifs revêtent une importance considérable. Là-bas, la religion orthodoxe (religion d'Etat) est présente un peu partout, parfois de manière inattendue : au supermarché où nous cherchions en vain des bouées pour mon dernier fils, quelques jours avant Pâques, quelle ne fut pas ma surprise de trouver ... des Evangiles en tête de gondole, au milieu des oeufs et des cierges multicolores !

Autre présence religieuse : les petits oratoires qui, au fil des routes, des rues, des carrefours, invitent à la prière, à la pause ou servent de point de repère.

 
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Bleus ou blancs,  ils abritent généralement une icône, un peu d'huile d'olive en offrande et bien sûr une veilleuse, dont la flamme est entretenue par les habitants du village ou du quartier.

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Ce sont les héritiers chrétiens des stelles consacrées à Hermès, dieu du Commerce, qui se dressaient aux carrefours dans l'Antiquité. Joyeuses Pâques ! Kala Paska !

 

11 février 2009

Au marché

     En voyage, j'affectionne particulièrement les marchés. Pas forcément ceux trop "typiques", que les guides qualifient de "pittoresques" et qui en rajoutent pour les touristes ... Je me souviens ainsi qu'à l'île Maurice, notre chauffeur de taxi nous avait déconseillé le marché aux épices de Port-Louis et nous avais emmené faire les courses avec lui ... au supermarché Continent de Curepipe, fréquenté uniquement par des locaux. Le rayon épices était extraordinaire de variété et le prix n'était pas "spécial touriste". Quelques jours plus tard, lors d'une vente d'épices organisée à l'hôtel, je découvris les sachets de massala et de curcuma du supermarché, mais avec un zéro de plus !

En Grèce, sur l'île d'Eubée, je me balade avec plaisir parmi les étals du marché.

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La plupart des marchands sont spécialisés - agrumes, olives, fromages, poivrons et piments ... - mais certains paysans des environs viennent aussi vendre un peu de tout : quelques oeufs, deux ou trois bouteilles d'huile d'olive, de l'origan, du miel. Je ramasse des papiers destinés à emballer les oeufs ou la viande, qui se transformeront en fond pour la double page de mon carnet.

 Au marché d'Artaki, pas de boucher mais une dizaine de poissonniers, dont les étals regorgent de poissons énormes et scintillants, de poulpes, de calmars ... L'un des cornets de papier destiné à emballer la marchandise trouvera naturellement sa place près de mes aquarelles.

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 Un peu plus loin, j'achète de l'origan et du miel. Depuis, mes petits déjeuners ont un parfum de Grèce ...

14 janvier 2009

L'année des méduses

      J'ai rencontré Méduse à Paques, en Grèce. Dans la vitrine du petit musée archéologique d'Eretria, sa tête de terre cuite avait quelque chose d'au moins aussi inquiétant que les silhouettes de ses congénères urticantes qui rôdaient dans les eaux bordant la plage ...

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A Ephèse, cet été, retrouvailles avec la demoiselle à chevelure de serpents, cette fois-ci au fronton du temple d'Hadrien. C'est là que j'en ai appris un peu plus ...
    
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Seule mortelle des trois Gorgones, Méduse a le terrible pouvoir de pétrifier quiconque soutient son regard, qu'elle a bleu. Pour conjurer le "mauvais oeil" de Meduse, les Grecs fabriquent le talisman en forme d'oeil qui, comme l'aimant, repousse ce qui lui ressemble. Les Turcs se l'approprient et on le retrouve aujourd'hui partout, accroché aux murs des boutiques et des cafés, suspendu aux rétroviseurs ... ou à mon trousseau de clefs.
             
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Si vous souhaitez retrouver Méduse, courez à l'exposition Masques, actuellement au Musée d'Orsay. N'est-elle pas terrifiante, surprise en pleine décapitation par le talent d'Arnold Böcklin ?
      
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