11 février 2009
Au marché
En voyage, j'affectionne particulièrement les marchés. Pas forcément ceux trop "typiques", que les guides qualifient de "pittoresques" et qui en rajoutent pour les touristes ... Je me souviens ainsi qu'à l'île Maurice, notre chauffeur de taxi nous avait déconseillé le marché aux épices de Port-Louis et nous avais emmené faire les courses avec lui ... au supermarché Continent de Curepipe, fréquenté uniquement par des locaux. Le rayon épices était extraordinaire de variété et le prix n'était pas "spécial touriste". Quelques jours plus tard, lors d'une vente d'épices organisée à l'hôtel, je découvris les sachets de massala et de curcuma du supermarché, mais avec un zéro de plus !
En Grèce, sur l'île d'Eubée, je me balade avec plaisir parmi les étals du marché.
La plupart des marchands sont spécialisés - agrumes, olives, fromages, poivrons et piments ... - mais certains paysans des environs viennent aussi vendre un peu de tout : quelques oeufs, deux ou trois bouteilles d'huile d'olive, de l'origan, du miel. Je ramasse des papiers destinés à emballer les oeufs ou la viande, qui se transformeront en fond pour la double page de mon carnet.
Au marché d'Artaki, pas de boucher mais une dizaine de poissonniers, dont les étals regorgent de poissons énormes et scintillants, de poulpes, de calmars ... L'un des cornets de papier destiné à emballer la marchandise trouvera naturellement sa place près de mes aquarelles.
Un peu plus loin, j'achète de l'origan et du miel. Depuis, mes petits déjeuners ont un parfum de Grèce ...
22:18 Publié dans 2. CARNETS DE VOYAGE, 2.3 Ile Maurice, 2.7 Grèce | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : carnet de voyage, carnettiste, aquarelle
11 décembre 2008
Un thé à la vanille
Une tasse de thé à la vanille, ce matin, au petit déjeûner, et je me prend à rouvrir mon carnet de l'ïle Maurice ...
Combien de temps les plantations de thé mauriciennes survivront-elles face à la canne à sucre, beaucoup plus rentable ? Certaines fabriques, cherchant à diversifier leur maigres revenus, se sont ouvertes à la visite et font de gros efforts de packaging, comme le prouvent ces jolis sachets de thé :

Mais malgré les efforts de marketing et d'accueil du visiteur, la modernité n'est pas de mise pour ce qui concerne l'outil de production. Dans la fabrique, les sacs de feuilles de thé, suspendus à des poutrelles, circulent à hauteur d'homme, au risque d'assommer les distraits ... Les broyeuses sont "à ciel ouvert", sans aucun système de sécurité, et les paquets de thé fermés à la main par des femmes seulement armées d'un pinceau enduit de colle.
Quoi qu'il en soit, jamais usine n'a senti aussi bon !
Dans les plantations, c'est aux femmes qu'est confiée la cueillette des précieuses feuilles de "camelia sinensis". En admirant leurs gestes précis, leus vêtements colorés, on aurait malheureusement presque tendance à oublier la pénibilité de cette tâche ...

21:43 Publié dans 2.3 Ile Maurice | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : carnets de voyage, aquarelle, carnettiste, ile maurice

