09 avril 2012
Un disciple de Buddha
Visite dans les salles chinoises du musée Guimet. Assis en tailleur, un chapelet à la main, le sixième disciple de Buddah médite. Cette grande sculpture en terre cuite glaçurée, c'est-à-dire recouverte d'une fiche couche de verre, date de la période Lia-Jin (Xe - XIIIe siècles) ; j'ose à peine la photographier, de crainte d'en troubler la sérénité ....
Etape 1 : le dessin
Etape 2 : les ombres.
Pour les ombres propres, un mélange plus ou moins dilué de marron de pérylène, bleu de Prusse et vert Winsor teinte bleue ; du bleu de cobalt en plus pour l'ombre du fond, à laquelle je ne veux pas donner trop d'importance et que je peins donc beaucoup plus claire que la réalité.
Etapes 3, 4, 5 : la couleur.
Ma palette ...
Pour le vert du vêtement, un mélange de turquoise de cobalt et de vert Winsor teinte bleue. Après séchage, la teinte est trop bleue, je lui ajoute donc un lavis de vert de vessie.
Les bandes orangées sont peintes avec un mélange de marron de pérylène et de jaune gomme gutte ; du noir de Mars pour la calotte.
Les finitions : le même mélange de vert pour les motifs du vêtement ; marron de pérylène + bleu de Prusse pour les perles du chapelet ; marron de pérylène + turquoise de cobalt, pour la bordure grise du socle ; quelques touches de gouache blanche pour les reflets les plus marqués. Et voilà !
11:12 Publié dans _Voyages dans les musées | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
Imprimer
01 avril 2012
Poissons
11:51 Publié dans _Autres horizons | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Imprimer
24 mars 2012
Maori
Un aperçu de la culture maori, grâce à quelques uns des objets qui furent présentés jusque fin janvier 2012 au musée du Quai Branly, dans le cadre de l'exposition Maori, leurs trésors ont une âme.
Le hei tiki, pendentif anthropomorphe, est devenu symbole identitaire de la culture maori. Il fait partie des "trésors personnels" (taonga rakai) qui procurent à leur propriétaire du mana, c'est-à-dire du prestige, de la force spirituelle. Il est généralement réalisé dans du pounamu, une forme de jade néozélandais.
Le pignon sculpté d'une whare tupuna (maison de réunion ancestrale) représente la tête de l'ancêtre. Chaque élément de la maison est assimilé à une partie du corps : les chevrons sont les côtes, les bordures de pignon forment les bras, le faîte est la colonne vertébrale. Ainsi, les membres de la tribu qui pénètrent dans la whare tupuna se réunissent symboliquement dans le corps même de leur ancêtre.
Ta moko, le tatouage, est une manière d'inscrire définitivement dans sa chair l'appartenance à une tribu, à une famille. Le tatouage du visage peut être intégral pour des hommes de grand mana ; chez les femmes, il est souvent localisé sur le menton et les lèvres.
A côté d'un hei tiki et d'un hameçon en os, la silhouette inquiétante d'un pou whakarae (pieu de palissade), figure d'un ancêtre surmontant la palissade protectrice d'un village.
Certains de ces objets sont retournés en Nouvelle-Zélande après la fin de l'exposition, mais l'on peut toujours voir des hei tiki et des éléments de maisons de réunion ancestrales dans la section Océanie des collections permanentes du musée.
14:10 Publié dans _Voyages dans les musées | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : maori, carnet de voyage, aquarelle |
Imprimer
03 mars 2012
Samouraï
Comme je peins très lentement, mes aquarelles ne sont terminées qu'une fois l'expo finie (Samouraï, l'armure du guerrier, au musée du Quai Branly, a fermé ses portes le 29 janvier dernier) ...
Voici quand même un aperçu des armures anciennes et des casques de ces formidables guerriers.
10:23 Publié dans _Voyages dans les musées | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
Imprimer
08 janvier 2012
Mascarades et carnavals
Voyage à une demi-heure de la maison, à la découverte de la passionnante exposition Mascarades et carnavals du musée Dapper. Ou comment les masques d'Afrique subsaharienne, souvent réservés aux initiés, ont influencés les masques des carnavals des Caraïbes.
18:53 Publié dans _Voyages dans les musées | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : carnet de voyage, carnettiste, aquarelle |
Imprimer
09 décembre 2011
Images pieuses
Dernières pages romaines, où se mélangent les images pieuses de Saint Charles ai Catinari, près du Campo dei Fiori, et l'étroite façade de Santa Barbara dei Librari, construite à l'endroit où fut assassiné Jules César. Dire que dans quelques heures nous aurons rejoint l'aéroport de Fiumicino ...
07:40 Publié dans Rome | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rome, carnet de voyage, aquarelle |
Imprimer
19 novembre 2011
Parenthèse bretonne
Les célèbres alignements de Carnac que l'on parcourait jadis en toute liberté, sont maintenant clôturés, balisés, protégés, au sein d'un vaste parc culturo-préhistorique. C'est bien pour leur conservation, beaucoup moins pour les visiteurs.
Nous leur préférons donc les dolmens en liberté de Mane-Kerioned et le "petit" patrimoine , à découvrir sans contrainte entre Carnac et Plouharnel.
La fontaine Sainte Barbe ...
L'austère chapelle Saint Colomban ...
Parenthèse bretonne d'un carnet inachevé ...
18:30 Publié dans Bretagne | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : carnac, bretagne, carnet de voyage, aquarelle |
Imprimer
06 novembre 2011
Dolce vita
Une petite rue proche du Tibre, entre la Place Navone et le pont Saint Ange ...
Une lumière douce de fin de journée, la silhouette de Saint-Pierre et les pins du Janicule en contrejour. Sur le pont, des moucherons irrespectueux volètent autour des anges ...
Comme un cliché de la Dolce Vita ...
10:13 Publié dans Rome | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rome, pont saint ange, tibre, carnet de voyage, aquarelle, carnettiste |
Imprimer
28 octobre 2011
De quoi le Rio de la Plata a-t-il peur ?
Après avoir admiré les Caravage de Saint Louis des Français, direction Place Navone et sa célèbre Fontaine des Quatre Fleuves, achevée par le Bernin en 1651.
La proximité de la fontaine avec l'église S Agnese in Agone, oeuvre du rival Borromini, a donné lieu a bien des interprétations.
Ainsi, le geste de frayeur du Rio de la Plata ...
... exprimerait sa crainte de voir s'effondrer la façade de l'église proche.
Et si le Nil se voile la face, ce serait pour ne pas voir la fameuse église de l'architecte rival :
En réalité, l'église de Borromini fut achevée six ans après la fontaine du Bernin. La face cachée du Nil signifie que ses sources étaient inconnues à l'époque. Quant au Rio de la Plata, c'est un serpent de pierre caché dans les rochers de la fontaine qui explique son geste de crainte.

11:14 Publié dans Rome | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : rome, carnet de voyage, aquarelle, carnettiste |
Imprimer
15 octobre 2011
Chapiteaux et escaliers
Au sud du Campo dei Fiori, le Ghetto affiche sur ses façades toutes les nuances possibles d'ocre et de rouge. La via del Portico d'Ottavia qui le traverse nous conduit au théâtre de Marcellus.
Abandonné au IVe siècle, celui-ci fut "squatté" par un palais, singulier occupant qui remplace le troisième niveau du temple : des fenêtres du XVIe siècle se dressent ainsi à la place des chapiteaux corinthiens (à gauche sur mon aquarelle).
De l'autre côté de la rue, au pied du temple d'Apollon Sosien, des colonnes brisées voisinent avec des morceaux de chapiteaux ou de corniche, à quelques mètres seulement de la circulation automobile ... Ici, les siècles se mélangent à l'air libre et en toute simplicité.
Encore quelques pas et nous voici Piazza d'Aracoeli, face au Capitole :
Face à nous, deux escaliers : celui, grand (124 marches) et abrupt, qui mène à la petite église Santa Maria d'Aracoeli ; et l'autre, célèbre Cordonata dessinée par Michel Ange, qui conduit en douceur à la place du Capitole.
Combien de siècles sur cette même page ?

09:42 Publié dans Rome | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
Imprimer

