01 janvier 2009

Bonne année !

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Je vous souhaite une année 2009
artistique et voyageuse,
pétillante et surprenante
... pleine de joies pour vous et ceux qui
vous sont chers !

29 décembre 2008

Monts et Merveilles

     Un lieu magique pour finir l'année. Je m'en approche toujours avec l'âme d'un navigateur ancien, guettant la terra incognita qui sortira de la brume ; d'abord, on le cherche en vain, et puis, soudain, il surgit à l'horizon, posé sur les prairies et pointé vers le ciel : le Mont Saint-Michel !

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Dans la Grand Rue, qui contourne le flan est du rocher, impossible d'échapper à la foule dense des touristes, aux boutiques de souvenirs kitschs ... et à l'empire de la Mère Poulard (restaurants, biscuits, glaces ...)

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Heureusement, le salut nous attend près de la Maison de l'Arcade, sous la forme d'un petit escalier bien raide qui conduit sur les remparts. Là-haut, le regard est d'emblée attiré par le spectacle de la baie.

Il faut pourtant savoir se retourner pour admirer aussi le rocher, l'abbaye, et, tout là-haut, la minuscule silhouette dorée de l'ARCHANGE ...

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25 décembre 2008

Un ange de Noël (suite)

     Mon ange de Noël (cf note du 18 décembre) était breton !

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  Il orne le jubé de la chapelle Saint Fiacre, au Faouët, dans le nord du Morbihan.
Joyeux Noël !

PS : cela n'a rien à voir, mais j'ai reçu en cadeau le magnifique coffret Peter Beard édité par Taschen. Pour découvrir cet incomparable photographe et carnettiste, cliquez sur le lien correspondant dans ma rubrique Voyageurs et Artistes.

23 décembre 2008

Portraits sénégalais

      Hier, en faisant un grand rangement d'avant Noël, j'ai remis la main sur les planches que j'avais exposées à la Biennale du Carnet de Voyage en 2007 ; me refusant à démantibuler mon "Carnet sénégaulois" (que les visiteurs pouvaient feuilleter par ailleurs) et ne voulant pas exposer des photocopies, j'avais reproduit certaines pages, en plus grand et en y ajoutant quelques portraits ...

 Un élégant passager, rencontré sur la chaloupe qui mène de Dakar à Gorée :

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Au village de Ndiarogne, en pays sérère, seules les femmes semblent travailler ; elles pilent le mil, portent des seaux ou des bassines, courent après les enfants :

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Les hommes restent invisibles, sauf l'instituteur, Raphaël Marie Diouf, qui nous accueille dans sa classe. Sur le tableau noir, les enfants lisent :

RI - GO - LE ---> RIGOLE          PI - RO - GUE ---> PIROGUE

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 Avec une application touchante, les écoliers nous chantent A la pêche aux moules. Pour les remercier, nous entonnons A la claire fontaine !

 

18 décembre 2008

Un ange de Noël

       A l'approche de Noël, un chérubin s'est échappé d'un de mes carnets ...

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Qui saura dire d'où il vient ? De quel pays, de quelle région, de quelle église ?
Réponse le 25 décembre ...

15 décembre 2008

Petits trésors en sachets

     Lorsque j'achète un vêtement, je garde précieusement le petit sachet de plastique qui contient un bouton de rechange ; non pas que je sois une maniaque de la couture, mais le sachet sera recyclé pour accueillir mes trésors de voyage ...

En Vendée, j'y glisse des échantillons de gros sel et de fleur de sel récoltés aux marais salants de la Guittière. Ces quelques grains feront-ils un jour office de produits en voie de disparition ? Les marais, créés il y a mille ans par des Bénédictins, semblent aujourd'hui en sursis face aux énormes productions de Guérande. Il ne reste malheureusement que trois sauniers.

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     Au Sénégal, un peu de terre vient enrichir mon carnet.
Dans ce pigment brun rouge, je retrouve la vaste étendue de la brousse, uniquement ponctuée de baobabs, de termitières brunes et parfois, de cases groupées derrière une palissade.
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 Ici, quelques gravats ramassés dans les ruines du couvent Saint-François de Caccia, en Corse ...
       
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... et là, le parfum des épices du bazar de Sirince, en Turquie :
      
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      Sel, terre, sable, épices, ...  Mes petits sachets voyageurs se font les ambassadeurs de contrées lointaines ... ou proches, écrins dérisoires pour des reliques sans valeur, mais ô combien précieuses !

11 décembre 2008

Un thé à la vanille

    Une tasse de thé à la vanille, ce matin, au petit déjeûner, et je me prend à rouvrir mon carnet de l'ïle Maurice ... 

Combien de temps les plantations de thé mauriciennes survivront-elles face à la canne à sucre, beaucoup plus rentable ? Certaines fabriques, cherchant à diversifier leur maigres revenus, se sont ouvertes à la visite et font de gros efforts de packaging, comme le prouvent ces jolis sachets de thé :

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 Mais malgré les efforts de marketing et d'accueil du visiteur, la modernité n'est pas de mise pour ce qui concerne l'outil de production. Dans la fabrique, les sacs de feuilles de thé, suspendus à des poutrelles, circulent à hauteur d'homme, au risque d'assommer les distraits ... Les broyeuses sont "à ciel ouvert", sans aucun système de sécurité, et les paquets de thé fermés à la main par des femmes seulement armées d'un pinceau enduit de colle.

Quoi qu'il en soit, jamais usine n'a senti aussi bon !

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 Dans les plantations, c'est aux femmes qu'est confiée la cueillette des précieuses feuilles de "camelia sinensis". En admirant leurs gestes précis, leus vêtements colorés, on aurait malheureusement presque tendance à oublier la pénibilité de cette tâche ...

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Non loin, le jardin d'une ancienne maison coloniale, reconvertie en table d'hôtes, abrite de vastes serres d'orchidées, dont les gousses séchées donnent la fameuse vanille Bourbon. Réunies en bottes serrées, les gousses murissent dans de grandes malles qui ressemblent à des coffres au trésor (exactement comme ceux que l'on voit dans les films de pirates !).
                       
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 Voilà pour ces quelques souvenirs, surgis ce matin dans le parfum de vanille de ma tasse de thé ...

07 décembre 2008

Sur la route de Dakar ... un exercice d'écriture automatique


      Contrairement aux embouteillages parisiens, les bouchons dakarois sont du pain béni pour le carnettiste, qui ne sait plus où donner de la tête ... et des yeux. Toutes sortes de véhicules, venant de Saint-Louis, de la Petite Côte, de Mauritanie, du Mali ou de Guinée-Bissau convergent vers la capitale sénégalaise : taxis-brousse portant, à l'avant, le nom d'une confrérie ou d'un marabout, "bus-rapides" bondés et bariolés, transportant même des passagers sur le marchepied arrière (seule façon de mettre une bonne quarantaine de personnes dans un véhicule à trente-cinq places), Mercedes avec chauffeur, pick-up Peugeot, vélomoteurs trafiqués ... Des vendeurs ambulants sillonnent la route pour proposer des journaux, des paquets d'arachides, des sachets d'eau ou du liquide de frein, dans de petites bouteilles jaunes.

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003.JPGLes bouchons sont aussi l'occasion de s'adonner à un amusant exercice, celui de l'"écriture automatique" ; le principe est de noter, sans réfléchir, tout ce que l'on voit, en l'occurrence des publicités et enseignes de commerces des plus variées : 
    
IMPRIMERIE DU TROISIEME MILLENAIRE, VITALAIT Idéal pour le lait caillé, une chèvre sur la galerie d'un bus, ECOLE CORANIQUE AL-JAWZIAH, SOCIETE AFRICAINE DE RAFFINAGE, Magasin de ventes TOUT POUR L'AGRICULTURE, SYBEL COSMETICS, un coiffeur en plein air au bord de la route, DIACK SAO pièces détachées, A.S.A. Agence de Sécurité Africaine, Poudrière de l'Armée Française, des montagnes de cacahuètes, SONACOS Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal, GRANDS MOULINS DE DAKAR ...
 
   Et pour finir, un commentaire de Babacar face à l'action de la maréchaussée dans les embouteillages : "un gendarme, c'est comme une cocotte-minute, quand ça siffle, c'est cuit !"

03 décembre 2008

Envie d'Afrique : le café Luxembourg de Mbour

     Le froid qui s'est installé sur Paris me donne envie de vous faire partager quelques pages de mon "Carnet sénégaulois" ...

002.JPGCe jour-là, notre chauffeur de taxi est intrigué par mon souhait d'aller au "Café Luxembourg", à Mbour, le port de pêche voisin. Pourquoi donc quitter un hôtel tout confort pour aller déjeûner dans un boui-boui au bout d'une piste, se demande-t-il. Mais le client est roi : en avant !

 Une route bordée de quincailleries et de vendeurs de pièces détachées automobiles nous mène jusqu'aux faubourgs de Mbour. Nous gagnons le centre-ville par un dédale de pistes encombrées de charrettes, de carrioles et de chèvres. J'ai tout loisir de lire les enseignes : "Dibiterie le Saloum", "Terenga Couture - Coupe sur mesure", "Ets photocopie Ndao - Croyons en Dieu le Miséricordieux " ...

Enfin, le taxi s'arrête à un carrefour où s'ébrouent quelques biques. Nous y sommes. Le "café Luxembourg" n'a ni enseigne, ni vitrine ; son entrée est matérialisée par deux bouts de tissu bleu, en guise de porte.

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"Prenez place !" nous lance cérémonieusement le patron en désignant des tables revêtues d'une toile cirée fleurie. Pas de clim bien sûr, ni de ventilateur, mais il fait étonnamment frais. Au mur, le calendrier de la "pharmacie Soleil" avertit : "les médicaments de la rue tuent !" et des petites annonces proposent des terrains à vendre ou des 4*4 japonais. Nous nous partageons une "Gazelle" - la bouteille fait 63 cl ! - ; notre chauffeur, Sidy, préfère un Coca.

  Des hommes ne cessent d'entrer et de sortir du Café, certains une bouilloire à la main. On nous apporte en même temps l'entrée et le plat, des portions impressionnantes de crevettes sautées à l'ail et de tiéboudiène, le riz au poisson - plat national sénégalais -. Nous terminons par un thé à la menthe. Sidy nous attend au bar, plongé dans une espèce de léthargie ... A quoi bon quitter le Café Luxembourg ?

 

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